SMYLE : des ateliers pour prendre soin de sa santé mentale
Article rédigé par Floriane Léonard
Prendre soin de sa santé mentale ne commence pas forcément lorsqu’on va mal. Cela peut aussi passer par le fait de mieux se connaître, d’identifier ses ressources, d’échanger avec d’autres ou encore de découvrir de nouvelles façons de faire face aux petits et grands défis du quotidien.
C’est dans cette perspective qu’est né SMYLE, un projet de PSYNAM qui propose des ateliers de groupe autour du bien-être et de la santé mentale.
Un projet construit avec les acteurs du terrain
SMYLE a été imaginé comme un projet participatif, au plus près des réalités et des besoins rencontrés sur le terrain.
Dès sa conception, des psychologues conventionnés et des partenaires locaux ont été associés à la réflexion à travers différents groupes de travail. Ensemble, ils ont partagé leurs expériences, leurs observations et leurs idées afin de réfléchir à une manière accessible et concrète de parler de santé mentale.
L’objectif : développer des ateliers qui ne soient pas uniquement centrés sur les difficultés ou les troubles psychologiques, mais qui permettent aussi de renforcer ce qui contribue à notre équilibre mental au quotidien.
Aujourd’hui, ce sont des psychologues conventionné.e.s de PSYNAM qui donnent vie à SMYLE en imaginant et en animant ces ateliers sur le terrain.
Pour mieux raconter le projet, nous avons donc demandé à plusieurs psychologues conventionnées impliquées dans SMYLE de nous expliquer, avec leurs mots, ce que représente le projet pour elles, ce qu’elles observent dans les groupes et ce qu’elles aimeraient transmettre aux participants.
Laurie Thiry, Julie Warnier et Clélia Kestemont, toutes trois impliquées dans SMYLE, ont ainsi partagé avec nous leur expérience et leur regard sur le projet.
Pour Laurie Thiry, SMYLE peut se résumer ainsi :
« SMYLE, c’est une invitation à prendre soin de sa santé mentale, ensemble, grâce à des ateliers de groupe où l’on expérimente, on échange et on découvre les forces et les ressources de chacun. »
Clélia Kestemont souligne quant à elle la diversité des formes que peuvent prendre ces actions : écoles, CPAS, maisons de jeunes, associations… Les thématiques sont elles aussi variées, de l’alimentation au sommeil en passant par les émotions, le bien-être ou encore la gestion du stress.
Concrètement, qu’est-ce qu’un atelier SMYLE ?
Les groupes SMYLE peuvent aborder différentes dimensions du bien-être mental : les émotions, la confiance en soi, le stress, les relations avec les autres, les ressources personnelles, les habitudes de vie ou encore les périodes de changement.
Le contenu varie selon les ateliers et les psychologues qui les animent, mais l’idée reste la même : ne pas seulement transmettre de l’information, mais proposer une expérience.
Les participants peuvent échanger, réfléchir, tester des exercices ou des outils et repartir avec des pistes qu’ils pourront ensuite utiliser dans leur quotidien.
Pour Julie Warnier, l’un des intérêts du projet est justement de pouvoir agir en amont :
« Les ateliers permettent de mieux se comprendre et de mettre certaines choses en place avant qu’un mal-être ne s’installe ou dès l’apparition des premières difficultés. »
SMYLE s’inscrit donc aussi dans une logique de prévention et de promotion de la santé mentale : prendre soin de ses ressources avant d’être dépassé par les difficultés.
Pourquoi miser sur le groupe ?
Nous avons également demandé aux psychologues conventionnées pourquoi, selon elles, le groupe pouvait être un levier intéressant pour le bien-être mental.
Pour Laurie Thiry, sa force réside avant tout dans les liens qui se créent entre les participants :
« La force du groupe vient d’abord de la dynamique qui s’installe entre les participants. »
Lorsque le cadre est bienveillant et sans jugement, explique-t-elle, chacun peut progressivement se sentir accepté, développer un sentiment d’appartenance et reprendre confiance en soi.
Les échanges permettent aussi de découvrir que d’autres personnes traversent parfois des expériences similaires.
Ce sentiment de ne pas être seul est également relevé par Julie Warnier. Selon elle, les groupes peuvent apporter du soutien, de l’écoute et ce sentiment de « je ne suis pas seul », qui ressort régulièrement des expériences de groupe.
Clélia Kestemont fait le même constat :
« Le groupe permet de se sentir moins seul. L’histoire des autres fait écho à la nôtre et, de ce fait, un soutien est d’emblée mis en place au travers de l’espace collectif. »
Il permet aussi de démystifier certaines thématiques liées à la santé mentale et de rendre plus accessibles des sujets ou des approches qui peuvent parfois susciter des réticences au premier abord.
Le groupe devient aussi un espace pour découvrir les ressources, les idées ou les stratégies des autres, puis éventuellement les expérimenter à son tour.
Des évolutions qui se dessinent au fil des rencontres
Pour illustrer ce qui peut se jouer dans les ateliers, nous avons demandé aux psychologues de partager des moments ou des évolutions qui les avaient particulièrement marquées.
Laurie Thiry se souvient notamment d’une jeune participante très discrète lors de la première séance :
« Au fil des rencontres, grâce au climat de confiance et à la bienveillance du groupe, elle a progressivement pris sa place. Elle a commencé à parler d’elle, à partager ses centres d’intérêt et à reconnaître ses qualités. »
Cette expérience montre aussi ce que cherchent à favoriser les ateliers SMYLE : aider chacun à identifier ce qui lui fait du bien, ce qui compte pour lui et les ressources sur lesquelles il peut s’appuyer.
« Mais est-ce vraiment pour moi ? »
Il n’est pas toujours évident de pousser la porte d’un groupe. Certaines personnes peuvent penser qu’elles ne vont « pas assez mal », qu’elles n’ont rien à y faire ou que ce type d’atelier s’adresse à d’autres.
Nous avons donc posé directement la question aux psychologues : que diraient-elles à quelqu’un qui hésite à participer parce qu’il pense que SMYLE n’est pas fait pour lui ?
Pour Laurie Thiry, le message est simple :
« On a tous une santé mentale et on est tous invités à en prendre soin. »
Julie Warnier insiste de son côté sur ce que le collectif peut apporter :
« Venez tester, vivre une expérience un peu différente et peut-être repartir avec un regard différent sur vous-même. »
Envie de découvrir les ateliers SMYLE ?
Les ateliers SMYLE sont organisés par des psychologues conventionnés dans différentes communes de la province de Namur.
Pour découvrir les groupes disponibles, rendez-vous sur psynam.be et utilisez le filtre « SMYLE » qui se trouve dans la rubrique « Santé mentale » dans la recherche des groupes.